Quand mon fils a eu un an, je me suis retrouvée comme beaucoup de parents avec un salon qui ressemblait à un magasin de jouets. Pourtant je m’étais juré que ça n’arriverait pas… Sa chambre étant à l’étage et la pièce de vie au rez-de-chaussée, il ne pouvait jouer dans sa chambre. Entre les jouets que nous lui avons acheté que ce soit neuf ou d’occasion, et les cadeaux, il y en avait vraiment beaucoup ! Il jouait avec tout et rien, déballait quelque chose, s’en désintéressait rapidement pour déballer autre chose ensuite… et moi, je courrais après pour ranger, pour tenter de garder les jeux complets, essayant de ne pas marcher dessus (les jouets hein, pas l’enfant !). Le soir, quand il était couché, je souhaitais vraiment faire autre chose que ranger. C’est là que j’ai essayé de faire tourner ses jouets. Je vous explique comment j’ai procédé :

Déjà, j’ai profité d’une journée où mon fils était chez sa nounou pour le faire. Vous allez comprendre pourquoi. J’ai sorti tous ses jouets et je les ai trié par famille : jeux d’encastrement, cubes, jeux à tirer, balles / ballons… J’ai pu faire 3 séries de chaque famille : comprenez qu’il avait (au moins) 3 sortes de cubes à empiler, 3 jeux d’encastrement… Donc j’ai fait 3 séries avec dedans un jeu de chaque famille. Je lui en laissé une à disposition, et ai rangé les deux autres. Quelle joie pour moi le soir d’en avoir beaucoup moins à ranger. Bien entendu, j’ai tenté de lui apprendre à ranger, mais soyons réaliste, c’était peine perdue, à un an, qu’il range seul ses jouets ! Donc bilan plus que positif pour moi. Lui, jouait toujours avec ses jouets, plus longtemps et redécouvrait avec émerveillement chaque semaine ses jouets quand je procédais au changement de série. Et puis, il a commencé à s’en rendre compte. Et puis, il me fallait récupérer tous les jouets, les ranger, ressortir les autres, s’astreindre à un rythme de changement, et puis j’ai abandonné cette méthode ! Et j’ai effectué un tri drastique dans ses jouets. Faire tourner ses jouets m’a permis de me rendre compte qu’il jouait mieux avec moins, quels étaient ses jouets préférés, et que je ne souhaitais plus cette abondance de plastique, de jouets bruyants, souvent à piles. Et c’est là qu’est apparue ma passion pour le(s) jouet(s) multi-usage. Aujourd’hui, mon fils a trois ans et ma passion a déteint sur lui !

Charline, Correspondante Miel Citron en Haute-Marne (52)