Septembre, jour de la rentrée scolaire. Sur le parking de l’école, deux mamans discutent de la rentrée. L’une confie à l’autre que son enfant « a été horrible hier soir ».

Visiblement, elle est loin d’avoir passé une soirée reposante avec son fils.

La « rentrée », c’est un mot dont on parle dès le mois de juin. Liste des fournitures, répartition des classes en primaire…

La rentrée, début juillet, elle parait encore loin. On l’oublie, on ne veut pas y penser, on veut profiter ! Parents comme enfants remisent cette promise au plus loin qu’ils peuvent, afin de savourer les mois d’été.

Fin aout début septembre, branle-bas de combat, il faut tout organiser, reprendre en main certaines habitudes (heure de coucher, de réveil, etc),.. prendre des RV, faire les dernières vérifications, renoncer aux plaisirs estivaux (farniente, loisirs, dîners tardifs, etc)…Un enfant vit tout cela, il est pris dans le mouvement, il entend, il voit, il sait que « les vacances vont terminer » et souvent, admettons-le…il voit bien que ses parents ne se réjouissent pas non plus de l’échéance qui approche.

Autrement dit : la rentrée est un moment stressant et il est illusoire de penser que les enfants sont épargnés.

 

Je me souviens lorsque j’étais enfant, à l’école primaire, j’étais ce qu’on appelait « une élève modèle ». De très bons résultats, studieuse, calme, j’adorais l’école. Malgré tout (ou à cause de cela), chaque veille de rentrée j’étais sans doute difficile à canaliser : excitation, impatience (à l’époque on ne savait pas dans quelle classe on était affectée ni si on retrouverait ses copains), joie de retrouver mes copines que j’avais quittées pendant 2 mois, fierté de découvrir mes nouvelles fournitures dans ma belle trousse toute neuve.. J’avais du mal à trouver le sommeil…j’avais trop d’émotions à l’intérieur ! J’avais hâte, hâte d’être au lendemain et passer le portail de l’école.

Au collège les insomnies pré-rentrée ont continué… le stress du collège, cette fois ! De se tromper, de ne pas trouver les salles de classe, de rater le bus…

 

La rentrée, c’est tout un évènement ! Un enfant peut être fou de joie, un peu stressé, assez contrarié, anxieux, mélancolique (les vacances qui finissent) voire apeuré, ou un peu tout cela à la fois.

Essayez de vous souvenir ce que vous ressentiez à son âge, ce fameux « dernier » soir d’été avant la rentrée : ne vous sentiez-vous pas très différent, au pied du mur, un peu obnubilé par ce jour particulier ? Arriviez-vous à penser à autre chose.. ? Pour ma part, non, je ne pensais plus qu’à ça, partagée entre la nostalgie, la petite déprime et l’impatience de cette nouvelle année pleine de promesses.

Alors quand ce sera dur la veille de rentrée (oui parce que ça le sera très certainement), repensez à ce moment.

Belle rentrée