Parmi les nombreux sujets sociétaux qui font débat, l’AAD c’est-à-dire l’accouchement assisté à domicile fait de plus en plus parler de lui. Certains mettent en avant le risque accru pour la santé de la mère et de l’enfant, tandis que d’autres mettent en avant « l’industrie » de l’accouchement sur les plateaux techniques (c’est-à-dire en milieu hospitalier, en clinique etc). Entre les deux, il y a les maisons de naissance. Des lieux destinés à favoriser un accouchement plus physiologique et plus à l’écoute des envies des parents…

Mais existe-t-il vraiment un lieu idéal pour accoucher ? Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune de ces solutions ?

Plutôt que de donner son avis sur la question, Miel Citron le Mag’ a préféré faire appel au témoignage de ses lectrices pour mettre en avant les ressentis des mamans, premières concernées par cette question … et vous laisser vous construire votre propre opinion sur la question (et pourquoi pas, vous guider dans vos choix pour l’arrivée de votre futur bébé ???).

Elles ont accouché chez elles

Adeline a 29 ans, Fardati en a 27 et Mélanie est quant à elle âgée de 38 ans. Toutes les 3 ont accouché à leur domicile et ont accepté de partager leur expérience sur le blog de Miel Citron.  Et si c’était à refaire toutes le déclarent : elles recommenceraient !!!

Adeline a trois enfants et elle a donné naissance à ses deux derniers à son domicile. « L’accouchement à domicile a été un vrai choix. Mon aîné est né en milieu hospitalier. Je souhaitais vivre autrement la naissance de mes enfants suivants, avec un suivi personnel (et ne pas être un simple “numéro de dossier”), une implication concrète de mon mari et toute l’intimité qui m’a manqué dans mon premier accouchement. Je ne regrette absolument pas mon choix. »

Fardati a deux enfants et elle a accouché à son domicile pour son deuxième bébé.  Après avoir accouché de son fils aîné à l’hôpital, accoucher chez elle était presque une évidence : « accoucher de façon physiologique », « être libre de boire manger dormir bouger » comme elle le souhaite, être à l’écoute de ses envies, de ses propres besoins en étant accompagnée par une sage-femme qui la connait. Elle ne regrette pas ce choix qui lui a permis de donner la vie dans la « chaleur et la familiarité » de son domicile, « entourée des personnes (qu’elle a) choisies ».

Pour Mélanie en revanche, on ne peut pas dire que l’accouchement à domicile pour son second enfant soit un choix « Je devais accoucher au plateau technique mais c’était trop rapide (2h) » mais ce n’est pas pour autant qu’elle regrette cette expérience ! « Magnifique, c’était l’accouchement de mes rêves, la sage-femme est arrivée 1 heure avant l’accouchement, j’ai perdu les eaux 10 minutes avant. Ma fille est née dans le calme, on est sorties de la salle de bain, au lit à 3h du matin. La sage-femme est restée avec nous. Puis à 7h mon fils s’est levé est a rencontré sa petite sœur. L’allaitement s’est très bien passé toute de suite. Lendemain on est sorties prendre un café et c’est moi qui ai conduit ». Il faut dire que Mélanie ne garde pas forcément un très bon souvenir de son passage à l’hôpital pour la naissance de son fils aîné : « mes choix n’étaient pas du tout respectés. Ils m’ont percé la poche des eaux trop tôt, ils m’ont poussée à prendre la péridurale dès le début et de la morphine, la totale. Puis tétine à mon fils sans me demander, lait maternisé car je n’avais pas de lait de suite. Plus jamais. »

 Si Fardati ne voit pas d’inconvénient particulier dans l’accouchement à domicile, Mélanie est un peu plus « pratico-pratique » et reconnaît que l’un des gros points noirs de l’AAD c’est… le nettoyage après l’accouchement (et oui, même si on est des princesses, lors de l’accouchement, on ne sort pas de notre corps qu’un joli petit bébé entouré de paillettes !!!). Heureusement pour elle : « c’est ma super sage-femme qui l’a fait ! ».

Pour Adeline en revanche, l’aspect négatif c’est peut-être l’après accouchement « il y a le risque de reprendre le quotidien très vite dans les tâches ménagères et la difficulté à “rester tranquille” les premiers jours et semaines après l’accouchement. ».

Adeline souligne aussi que la grande difficulté pour les femmes souhaitant accoucher à leur domicile, c’est justement d’en avoir les moyens « C’est pour moi la difficulté d’accès à l’accouchement à domicile : rares sont les sages-femmes qui accompagnent les accouchements à domicile, l’assurance professionnelle leur faisant défaut en cas de problème. Elles sont aussi très seules, parfois incomprises de leurs collègues hospitalières ou libérales, et rarement soutenues par le Conseil de l’Ordre. »  Sur ce point, Mélanie la rejoint : « C’est bien dommage qu’en France le choix de l’accouchement n’est pas donné aux femmes. Il n’y a pas d’évolution pour enrichir les hôpitaux. Mon accouchement pour mon fils a couté 5000€ et j’ai rien payé, par contre pour un accouchement à domicile c’est 600€ de notre poche. Il y a une faille dans le système. Il faut arrêter de contrôler les femmes. Notre corps, notre choix !!!!! ». Pour Fardati, la facture s’est élevée à 1000€ : 800€ de dépassement d’honoraires et 200€ de matériel. L’AAD n’est donc pas pour toutes les bourses… et c’est un peu dommage !

Maintenant que vous en savez plus sur l’AAD, voici quelques conseils de la part de nos mamans :

–  « (il faut) s’informer sur ce qui nuit et ce qui favorise un accouchement, se faire confiance et s’entourer de personnes en qui (tu as) confiance également. Mais c’est valable pour n’importe quel accouchement ! »

– « Se faire confiance et faire confiance en son bébé. S’informer et se documenter sur la physiologie de la naissance, ne pas idéaliser l’accouchement à domicile. Savoir que tout ne se passe pas toujours comme prévu (nécessité de médicalisation, transfert etc) »

– « Si la grossesse n’est pas à risque allez-y ! »

 Les Maisons de naissance

Les maisons de naissance sont en fait le compromis qui existe entre l’accouchement en « plateau technique » et l’accouchement à la maison. Mais on ne vient pas dans ces lieux uniquement pour accoucher : les sages-femmes qui y travaillent assurent aussi le suivi des femmes tout au long de leur grossesse et aussi après l’accouchement. Les maisons de naissance doivent être à proximité d’un hôpital pour permettre de transférer dans les plus brefs délais la mère et/ou l’enfant en cas de complications. En France, les plateaux techniques sont pour la plupart accolés à la maison de naissance… la sécurité est donc maximale si les choses venaient à se compliquer !

Bien que très répandues dans certains pays, les maisons de naissance sont toujours en phase d’expérimentation (pour 5 ans et depuis 2015) en France ce qui fait qu’elles ne sont à ce jour que… 9 sur tout le territoire national. Elles se trouvent à Paris, Vitry sur Seine, Castres, Grenoble, Baie-Mahault, Saint Paul, Bourgoin-Jallieu, Sélestat et Nancy… autant dire que tout le monde ne peut pas s’y rendre pour y accoucher ! Heureusement, parmi nos lectrices, nous avons deux mamans qui ont eu la chance de vivre cette expérience et qui ont accepté de la partager avec vous : il s’agit de Charlotte, 35 ans et de Mélodie, 29 ans.

Charlotte et Mélodie sont toutes les deux mamans de deux enfants et ont accouché à l’hôpital pour leur premier bébé. Elles ont fait le choix de se tourner vers une maison de naissance pour leur seconde grossesse « pour ne pas retourner à la maternité, pour le suivi, pour la confiance, pour le respect ». Mélodie quant à elle souhaitait un accouchement physiologique : « mon premier accouchement a été beaucoup trop médicalisé à mon goût ». Comme la plupart des mamans ayant opté pour un accouchement en maison de naissance, Mélodie et Charlotte mettent en avant la qualité du suivi et de l’accompagnement des sages-femmes dans ces structures. Loin des suivis « à la chaîne » qu’on retrouve maintenant dans la plupart des centres hospitaliers et cliniques, les maisons de naissance permettent aux femmes de bénéficier d’un suivi global par des professionnels disponibles et à leur écoute.

Lorsqu’on leur demande quels sont, selon elles, les inconvénients des maisons de naissance, la réponse est sans appel : « les quoi ??? ».  En cas de bébé 3, Mélodie se voit tout à fait accoucher de nouveau dans la maison de naissance où elle a donné la vie à son petit deuxième. Charlotte quant à elle est prête à sauter le pas pour une expérience encore plus personnalisée : l’accouchement à domicile !

 Vous êtes séduite par la perspective de vous tourner vers une maison de naissance ? Voici les conseils de nos deux mamans-témoins : « Vas-y, fais toi confiance, c’est toi qui accouche, pas le gyneco », « N’hésitez pas, foncez ! ».

L’accouchement en plateau technique (milieu hospitalier)

Que ce soit par choix ou par « obligation », la grande majorité des femmes accouchent en plateau technique…. et nombreuses sont les futures mamans qui optent pour les maisons de naissance ou par l’accouchement à domicile parce qu’elles ont mal vécu leur accouchement en milieu hospitalier.

Mais il existe aussi un grand pourcentage de femmes qui, par peur ou tout simplement par choix, ne se verraient pas accoucher ailleurs qu’en plateau technique. La présence de médecins, le bloc opératoire pas loin, le monde qui circule dans les couloirs de jour comme de nuit peut avoir un côté « rassurant » pour certains parents. Pour ces personnes, le fait d’avoir les réponses aux questions que l’on peut se poser, les aides médicamenteuses, le soutien des infirmières/sages-femmes est l’un des grands points forts du milieu hospitalier. « Ce qui rassure les femmes est la prise en charge rapide s’il avait un souci d’ordre vital ». « Je me sentais en sécurité s’il arrivait un souci, le personnel était très proche de nous pour mon premier accouchement car notre enfant est arrivé par le siège et ce n’est pas si courant ! La salle était au dernier étage avec une vue sur l’extérieur … je voyais les arbres, les nuages, je sentais la vie. Le médecin nommait notre fils, l’appelait pour l’aider à sortir, c’était chouette ! ». Pour Pascale c’est même le seul point positif de l’accouchement en milieu hospitalier « S’il y a des complications, le personnel et le matériel peuvent sauver des vies mais c’est vraiment tout ».

Accoucher en plateau technique est souvent néanmoins un choix par défaut. Nous l’avons vu, l’accouchement à domicile n’est pas toujours facile à mettre en place (difficulté à trouver une sage-femme acceptant ce type d’actes, coût …) et les maisons de naissance sont encore trop  peu nombreuses puisqu’en phase d’expérimentation. Dans les témoignages que nous avons reçus les avis sont partagés de façon presque égale : accouchement en plateau par choix ou par obligation, les retours ne sont pas forcément tous négatifs même si des améliorations sont vivement espérées par bon nombre des mamans pour pouvoir accoucher de façon sereine, y compris en milieu hospitalier. Ainsi, ce qui est « reproché » aux plateaux techniques en matière d’accouchement, c’est :

  • la surmédicalisation, le recours aux outils et aux médicaments un peu trop facilement au lieu de faire confiance à la nature. « La position « classique » pour accoucher n’est pas physiologique et certains centres ne permettent pas d’accoucher d’une autre façon qu’en étant allongée, les pieds dans les étriers»
  • le manque d’intimité, un environnement pas vraiment « cocooning » qui pourrait faire tellement de bien … « C’est impersonnel, c’est l’usine en fonction de la date d’accouchement, on ne connait pas le personnel avant ce moment tellement inoubliable, on n’a aucun contact, seulement technique mais jamais émotionnel »
  • les projets de naissance ne sont pas complètement respectés
  • les soins réalisés trop vite après la naissance de bébé.
  • certaines de nos témoins évoquent même « Les violences faites par certaines sages-femmes pendant l’accouchement» et « le manque d’accompagnement dans la mise en place de l’allaitement ».

Jennifer nous déclare qu’elle a accouché à l’hôpital un peu par choix mais surtout par obligation. « Je l’ai choisi mais j’aurais aimé pouvoir faire autrement. Pour Gabriel notre premier enfant je n’avais pas tous les éléments en ma possession pour choisir pleinement et me suis laissée guider. Pour Samuel j’aurais aimé faire autrement, mais j’ai finalement choisi la clinique parce qu’avoir la présence de mon gynécologue me rassurait pleinement et que je lui fais confiance à 100%, et que la vie venait de nous jouer de mauvais tours, je crois que j’avais besoin de me savoir entourée. J’avais néanmoins un projet de naissance physiologique ». « Je garde de très bons souvenirs de la délivrance pour chacun de mes fils. Ils sont tous deux nés dans le calme, sans souffrance et sans aide instrumentale. Mon gynécologue présent à chaque fois me guidait et me faisait confiance, et Alex mon amour était présent à chaque seconde pour me donner force et courage! ».

Aurélie de son côté aurait préféré accoucher en maison de naissance « mais le centre hospitalier où j’ai accouché pour ma deuxième fille a une équipe de sages-femmes bienveillantes, à l’écoute de mon projet d’accoucher de manière naturellement. Elles m’ont laissé vivre mon accouchement tout en m’accompagnant positivement en respectant une position confortable pour moi pour donner naissance donc l’hôpital Ducuing à Toulouse a entièrement répondu à mes attentes. ». Raphaëlle n’est pas non plus « déçue » de son expérience en milieu hospitalier : « Le personnel a été tellement à l’écoute de mes attentes/envies que je ń’ai pas de regret d’avoir accoucher à l’hôpital »

Et puis, la naissance d’un enfant, c’est comme le prénom : en général, ça se décide à deux. Et si les mamans ont envie d’être à l’écoute de leur corps et de la nature, c’est parfois l’entourage qui les incite à prendre une décision « plus raisonnable » pour limiter les risques (pour la maman comme pour l’enfant) en cas de complications. C’est par exemple ce qui est arrivé à Jennifer : « J’aurais aimé pouvoir donner naissance à mon deuxième fils à la maison mais cela est très peu développé ici et je ne suis pas seule à décider. Alex, mon conjoint, était rassuré par la présence du personnel médical. Je me dis que peut-être j’envisagerais les choses autrement le jour où nous aurons notre troisième enfant. »

Comme dans beaucoup de domaines, c’est en fait l’aspect humain, les qualités d’écoute et relationnelles des équipes qui vont faire d’un accouchement hospitalier (en dehors de toute complication médicale bien évidemment) un bon ou un moins bon souvenir pour les futurs parents. Pour Dominique, ce qu’elle a retenu de ses 3 accouchements en milieu hospitalier ne fait pas forcément rêver : « accouchement 1 : trop d’intervention verbale qui m’ont gênée pendant l’expulsion, accouchement 2 : uniquement la difficulté pour faire une sortie précoce, accouchement 3 : tout allait mal ? ! Je ne garde pas de souvenirs positifs mais beaucoup de souvenirs neutres ». Pour d’autres, telles que Héloïse et Aurélie, les expériences varient d’un accouchement (et donc d’une équipe) à l’autre. « J’ai subi le premier accouchement et on ne m’a pas beaucoup expliqué les choses. Pour le 2e accouchement j’ai été beaucoup plus écoutée mais mon projet de naissance n’a pas été complètement respecté ». « Négatif pour mon premier accouchement : nous étions seuls dans la salle de naissance avec mon mari, personne pour nous accompagner dans mon projet de naissance sans péridurale. J’ai craqué en prenant la péridurale sur la fin, avec cette angoisse de l’inconnu, alors qu’un petit peu d’encouragement aurait peut-être suffi à réaliser mon projet de naissance. ».

« L’accouchement de mon second enfant était horrible et en plus, j’ai failli repartir avec le placenta. C’était en sous-sol, c’était trop médicalisé, pas du tout accueillant pour donner la vie, impersonnel au possible. »

« (Des) souvenirs négatifs j’en ai pour (la naissance de mes deux enfants). Pour Gabriel, la sage-femme ne me faisait pas confiance et je comprends avec le recul qu’elle m’a incitée à prendre la péridurale et les violences faites au moment de la poussée avec cette même sage-femme pressant sur mon ventre alors que ce n’était pas nécessaire. Je n’en ai même pas pris conscience, c’est Alex qui me l’a rappelé quand je me suis plains de douleurs dans les jours suivant en raison de l’hématome que j’avais. Je garde également un souvenir très amer de mes premiers pas dans l’allaitement, où j’ai beaucoup souffert. Concernant Samuel, sa naissance est arrivée 6 jours après terme par déclenchement. J’étais dans un état émotionnel très fragile. Et le déclenchement fut une souffrance pour moi qui avait espéré une naissance physiologique sans péridurale. Je regrette la solitude dans laquelle l’équipe médicale m’a laissé durant des heures, à refuser d’entendre ma souffrance sous prétexte qu’un déclenchement prends du temps et que « je n’avais qu’à me mouvoir ». Heureusement au moment de sa naissance l’équipe de nuit a été formidable et ce fut tout comme pour son frère une naissance merveilleuse. J’ai choisi de n’en retenir que le positif et d’oublier le négatif. Je ne regrette pas mes accouchements en milieu hospitalier mais je sais que j’aspire au fond de moi à un autre type de naissance et que j’espère pouvoir lâcher suffisamment prise un jour pour m’octroyer le droit de le vivre. »

La rédaction remercie l’ensemble des mamans qui ont eu la gentillesse de partager leurs expériences et leur avis pour l’élaboration de cet article. Nous conclurons sur les mots de Jennifer, qui est à mon sens un bon résumé de tout ce qui s’est dit lors de notre enquête :

« Je souhaite juste dire à toutes les femmes de s’écouter quant à leurs souhaits relatifs à la naissance de leurs enfants. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire, il n’est pas mieux ou moins bien de donner la vie à nos enfants à l’hôpital, plutôt qu’en maison de naissance ou à domicile. De plus en plus d’hôpitaux essaient aussi de proposer des naissances physiologiques en mettant à disposition des futurs parents des équipements adaptés à leurs souhaits. Écoutez-vous mesdames, parlez à vos conjoints et ne tenez pas compte des remarques des autres. Toutes ces naissances bien qu’ayant été à l’aube des naissances à l’époque sont encore nouvelles et font peur parce qu’on ne connaît pas suffisamment le fonctionnement. Accoucher à la maison renvoie aux peurs liées de l’époque où de nombreuses femmes perdaient la vie en donnant la vie à leurs enfants. Mais nous évoluons et aujourd’hui une naissance à domicile ne peut avoir lieu qu’en cas de parfaite santé pour la maman et le bébé. Alors avec amour et douceur faites-vous confiance et prenez le temps d’accueillir vos bébés sereinement peu importe le lieu de leur naissance ».